Savigny, ville nourricière : le programme

Avec le concept audacieux de « Ville nourricière », on est là au cœur du programme de ce nouveau mandat. Le projet a été l’objet d’un vote en séance plénière et extraordinaire du conseil municipal le 25 janvier dernier. Une orientation en plusieurs volets qui seront déployés d’ici 2026, à l’échéance de l’actuel mandat. La volonté forte est de redonner du lien entre les quartiers de la ville, du centre vers la périphérie. En clair, favoriser les rencontres entre les habitants, apprendre à mieux se connaître par des échanges accrus. En un mot : décloisonner !

Ce vaste projet contient plusieurs objectifs : 

Développer les liens intergénérationnels en proposant des activités pour tous les citoyens à tous les âges de la vie : favoriser les échanges entre les jeunes et les moins jeunes, proposer des activités qui réunissent les seniors, les habitants de tous les âges. 

Permettre à tous les habitants d’être acteurs de leur environnement. La nature est notre bien commun ; la res- pecter et la fortifier c’est donc travailler pour nous-mêmes. Un jardin collectif, un potager bio peut être ce projet commun qui réunira tous les âges, toutes les sensibilités, toutes les compétences. 

Apprendre, la nature est une source inépuisable d’appren- tissage, un grand livre pédagogique, il suffit de savoir tourner ses pages. 

Être en meilleure santé : consommer des produits frais, bio, sans pesticides c’est bien sûr investir dans sa santé pour demain. Le projet ambitieux des élus est de faire passer le taux de nourriture bio dans les cantines scolaires de 25% des repas à 50%, pour avoir plus de chance de bien se porter. 

Agriculture urbaine : des quartiers qui sèment dans une ville qui s’aime 

Savigny bénéficie d’un urbanisme cohérent : dense au cœur et aéré en périphérie. 1/6e de son territoire est constitué de terres agricoles travaillées depuis toujours par plusieurs exploitants. Le projet d’agriculture qu’elle entreprend doit agir comme un fil conducteur centrifuge allant du cœur de ville vers la périphérie. Créer des passerelles entre quartiers. La nature préservée redevient donc un fil structurant de l’identité globale. L’enjeu est d’entraîner les Savigniens vers la consommation de produits frais, locaux et bio en les faisant participer à ce programme. Inciter la population à des réflexes santé par le retour à une alimentation saine et équilibrée. 

      

Les projets en cœur de ville 

L’idée est de doter l’épicentre d’un projet structurant en lien avec les bailleurs. Soli-serre (serre solidaire) prévoit de recourir au jardinage comme outil de participation des habitants et de soutien à la rénovation urbaine. L’implantation de Soli-serre est prévue sur un terrain municipal de 1 500 m2. Ce potager participatif sera à la disposition des riverains qui pourront ainsi apprendre les techniques de jardinage tout en produisant eux-mêmes leurs plants de légumes ou en les cultivant sur place. 

Autre projet avec la création du jardin François-Mitterrand, sur 1 350 m2, qui sera situé à proximité de l’hôtel de ville. Un « jardin public nourricier » en pied d’immeuble qui répond à un concept très novateur. Les semis et les plants produits dans Soli-serre seront ici cultivés, selon le projet dessiné par une jeune étudiante de Savigny. La confection des bacs en osier (fabriqués en Seine-et-Marne) ainsi que la production de légumes sera assurée en lien avec les habitants. Un petit poulailler pédagogique et une haie fruitière sont également envisagés. 

Une autre ambition est de jardiner en sous-sol. Exploiter des espaces inoccupés des immeubles. Produire des endives ou des champignons en espace clos dans l’esprit des champignonnières traditionnelles : deux espaces ont été identifiés à cet effet par un bailleur social avec un débouché en vente directe ou en réseaux solidaires. 


Quant à lui, le potager bio du Plessis, rue de Savigny (1 ha) devrait entrer dans sa phase 2. Chacun connaît son succès et ses performances depuis son lancement il y a deux ans et sa part appréciable dans la fourniture de légumes bio aux cantines scolaires via la Coopbio d’Île-de-France. Une vingtaine de variétés de légumes plein champ y poussent toute l’année. La phase 2 du potager du Plessis va permettre (en fonction des financements sollicités), une extension du site sur un terrain voisin de 1 500 m2, l’installation de tun- nels de production (sous châssis) et une alimentation en eau adaptée (récupération d’eaux pluviales ou forage en profondeur). Le potager du Plessis, en tant que support pédagogique, doit également recevoir des animations et des stages de sensibilisation des jeunes Savigniens. C’est dans cet esprit éducatif qu’un verger bio de fruits destinés aux cantines scolaires doit être installé pour régénérer un ancien verger. 


Selon la logique centrifuge de ce projet (partant du centre vers la périphérie) d’autres atouts sont dans le jeu de la commune pour y développer une agriculture nourricière porteuse de lien social : le potager du Domaine de la Grange-la-Prévôté (en conversion bio), la serre du pavillon du Cérès (servant aux semis des potagers), le verger conservatoire du Coulevrain sur 2ha (également en conversion bio), la création d’une ferme maraîchère au Coulevrain, au sud de la ville sur 3,7 ha à côté du plateau de Montbréau, qui lui est composé de 200 ha de terres agricoles. 

Enfin dernier point de ce vaste plan, la création d’une unité de transformation de fruits et légumes bio (soupes, coulis, purées, confitures, jus) qui alimenterait la restauration collective.

À noter : des poches de 3 litres du jus de pomme du verger municipal du Coulevrain sont en vente dans le magasin d’application du Marché d’Antonin - avenue Jules-Vallès. Ouvert du lundi au jeudi, de 10h30 à 13h30 (fermé pendant les vacances scolaires). 


 

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